Le DMA Google, c'est-à-dire la mise en conformité de Google avec le Digital Markets Act européen, a changé début 2024 la façon dont la recherche affiche les établissements locaux en Europe. Voici ce que Google a réellement retiré, comment lire les statistiques de votre fiche pour savoir si la demande a reculé, et quels leviers restent entre vos mains.

⚡ Réponse rapide : Pour se conformer au Digital Markets Act, Google a retiré début 2024 des fonctions de la recherche qui aidaient à trouver des établissements locaux et a modifié l'affichage de Google Maps dans les résultats en Europe. La fiche du restaurant existe toujours, mais elle est présentée autrement.
Le Digital Markets Act, ou règlement (UE) 2022/1925, est le texte européen qui impose des obligations aux très grandes plateformes numériques désignées comme « contrôleurs d'accès », parmi lesquelles figure le moteur de recherche de Google.
Début mars 2024, Google a publié un billet de mise en conformité qui annonce le retrait de fonctions de la page de résultats aidant à trouver des établissements. Un mois plus tard, un second billet présente ces changements comme des compromis imposés : Google y écrit avoir dû retirer des fonctions utiles de la recherche pour les vols, les hôtels et les établissements locaux, et constate que des utilisateurs ont mal accueilli le nouvel affichage de Google Maps dans la recherche.
Pour un restaurant, ces annonces se traduisent ainsi.
👉 Des fonctions de recherche locale retirées. Des modules qui menaient vers les établissements depuis la page de résultats ont disparu en Europe.
👉 Google Maps affiché autrement dans la recherche. Google reconnaît que la présence de Maps dans les résultats a changé et que ce changement a suscité des réactions négatives.
👉 De nouveaux formats propres à l'Espace économique européen. Google Search Central a présenté en février 2024 des formats inédits lancés dans l'EEE : résultats enrichis, unités d'agrégateurs et filtres en puces.
👉 Une fiche toujours en place. La fiche Google Business Profile n'est pas supprimée : c'est son exposition dans certaines pages de résultats qui varie.
Signal à retenir : les premières annonces de Google sur le DMA datent de février à avril 2024. Une baisse des vues qui démarre à cette période pourrait s'expliquer par l'affichage. Une baisse plus tardive n'exclut pas un effet d'affichage, mais invite d'abord à examiner la fiche elle-même, ses avis et ses informations.

⚡ Réponse rapide : Les vues mesurent combien de fois la fiche a été affichée, pas combien de clients veulent venir. Quand Google change l'endroit et la manière dont il présente les établissements, ce compteur bouge alors que la demande peut rester stable.
La baisse des vues d'une fiche Google traduit d'abord une baisse d'exposition dans certaines pages de résultats, pas forcément une baisse du nombre de personnes qui veulent manger chez vous.
Un client qui connaît déjà votre nom et le tape dans la recherche, ou qui ouvre directement Maps, continue de vous trouver. Les retraits annoncés par Google semblent toucher surtout la découverte depuis la page de résultats, au moment où l'internaute ne sait pas encore où il ira dîner.
👉 Les recherches directes. Le client tape le nom du restaurant : la fiche reste la réponse évidente.
👉 Les recherches de découverte. « Restaurant italien » ou « brunch » suivi d'un quartier : c'est le terrain des fonctions que Google dit avoir retirées pour les établissements locaux.
👉 Les parcours qui passent par d'autres sites. Les formats lancés dans l'EEE donnent de la place à des sites tiers, comme les agrégateurs et les plateformes d'avis, qui renvoient eux aussi vers le restaurant.
Pour un restaurant de quartier qui vit de ses habitués du midi, une baisse des vues pèse peu si les appels et les demandes d'itinéraire tiennent. Pour un établissement qui dépend des touristes ou des clients de passage, la découverte compte davantage, et l'écart mérite d'être regardé de près.
⚡ Réponse rapide : Il faut croiser trois indicateurs, les recherches, les vues et les actions, sur deux périodes comparables. Des vues en baisse avec des actions stables signalent un effet d'affichage, tandis que des recherches et des actions en baisse ensemble signalent une vraie perte de demande.
La lecture des statistiques d'une fiche Google après le DMA repose sur un principe simple : un indicateur seul ne prouve rien, c'est le mouvement des indicateurs les uns par rapport aux autres qui distingue un changement d'affichage d'un recul de la demande.
La section performances de la fiche donne trois familles de chiffres. Les recherches indiquent sur quelles requêtes la fiche est apparue, les vues combien de fois elle a été affichée, et les actions ce que les internautes ont fait ensuite : appeler, demander l'itinéraire, aller sur le site.
La comparaison se fait toujours sur des périodes équivalentes : le même mois d'une année sur l'autre, à nombre de jours d'ouverture égal, en écartant les semaines de fermeture ou de travaux.
👉 Vues en baisse, actions stables. Effet d'affichage probable : la fiche est moins exposée, mais la demande tient.
👉 Vues et actions en baisse, recherches stables. La fiche est moins mise en avant sur des requêtes où elle apparaissait et perd des clients en route. C'est le cas à traiter en priorité, par la complétude et les avis.
👉 Recherches, vues et actions en baisse ensemble. La demande elle-même recule, ou la saison joue. Le DMA n'explique pas tout : l'activité du quartier, la concurrence locale ou une note en baisse sont à regarder.
👉 Vues stables, actions en baisse. La fiche est vue mais convainc moins. Photos anciennes, horaires faux ou avis récents négatifs sont les premiers suspects.
La chronologie sert de repère : les premières annonces de Google sur le DMA datent de février à avril 2024. Une rupture des vues à cette période, sans rupture des actions, est compatible avec un effet d'affichage. Une rupture plus tardive ne l'exclut pas, mais invite d'abord à examiner la fiche, ses avis et ses informations.
⚡ Réponse rapide : Google classe toujours les établissements locaux selon la pertinence, la distance et la proéminence. Le DMA a changé la présentation des résultats, pas ces critères publiés.
Les critères du classement local de Google sont décrits dans l'aide de la fiche d'établissement, sur sa page consacrée au classement local : la pertinence, la distance et la proéminence.
👉 La pertinence. La correspondance entre la fiche et ce que cherche l'internaute : catégorie, description, services, menu.
👉 La distance. L'éloignement entre le restaurant et le lieu de la recherche, sur lequel vous n'avez pas de prise.
👉 La proéminence. La notoriété de l'établissement, dans laquelle Google fait entrer le nombre d'avis et les notes positives.
Ces critères ne dépendent pas de la mise en page des résultats. Un restaurant qui travaille sa pertinence et sa proéminence garde ses chances d'apparaître dans le Local Pack et sur Google Maps, quelle que soit la présentation retenue en Europe.
C'est la raison pour laquelle une baisse des vues ne justifie pas de tout changer sur la fiche. Les signaux de classement à votre portée ne sont pas remis en cause par les annonces de Google sur le DMA, et c'est sur eux que porte l'effort.
⚡ Réponse rapide : Les formats européens donnent de la place à des sites tiers, ce qui rend les autres plateformes plus présentes dans le parcours du client. Des informations identiques partout évitent qu'un client découvre le restaurant ailleurs avec des horaires faux.
La cohérence des plateformes, c'est-à-dire des informations identiques sur la fiche Google et sur les plateformes d'avis comme TripAdvisor ou TheFork, devient plus importante quand Google lui-même met en avant des sites tiers dans ses résultats européens.
Soigner Google et laisser les autres plateformes à l'abandon est une erreur, et les changements liés au DMA la rendent plus coûteuse : un client qui arrive par une plateforme d'avis ou un agrégateur juge le restaurant sur ce qu'il y trouve.
👉 Le nom et l'adresse exacts. La même graphie partout, sans variante d'abréviation d'une plateforme à l'autre.
👉 Les horaires, exceptionnels compris. Une fermeture annoncée sur Google mais pas ailleurs envoie des clients devant une porte close.
👉 Le type de cuisine et les services. Terrasse, vente à emporter, options végétariennes : les mêmes caractéristiques, décrites de la même façon.
👉 Les photos et le menu. Une carte ancienne sur une plateforme brouille l'image du restaurant.

Cette cohérence compte aussi pour la recherche locale par les assistants IA. ChatGPT, Gemini ou Perplexity pourraient s'appuyer sur un faisceau de sources plutôt que sur la seule fiche Google, et des informations qui se contredisent d'une source à l'autre pourraient rendre un restaurant plus difficile à recommander. Les briques techniques sont connues, données exactes et attributs complets ; la partie stratégique consiste à les tenir justes dans la durée.
Tenir ces informations à la main sur quatre à six canaux est difficile pour un restaurateur qui sert midi et soir. Des plateformes comme Dokaa centralisent les informations de chaque établissement dans un référentiel diffusé vers Google Business Profile, TripAdvisor et plus de 20 plateformes : c'est le rôle du Presence Management.
Si vous deviez retenir une seule règle : en Europe, la fiche Google n'est plus la seule vitrine que voit un client avant de choisir. Chaque plateforme où apparaît le restaurant doit dire la même chose, au même moment, pour que le client qui arrive par un autre chemin trouve des informations justes.
⚡ Réponse rapide : Mesurer avant d'agir : comparer les mêmes mois d'une année sur l'autre, classer la baisse, puis corriger ce qui dépend de vous. La fiche, les avis et la cohérence des plateformes restent les trois chantiers utiles.
Un restaurateur dont les vues de la fiche Google ont chuté peut établir son diagnostic en quelques étapes, sans outil particulier, à partir de la section performances de sa fiche.
👉 Comparer des périodes équivalentes. Le même mois de l'année précédente, à jours d'ouverture égaux, pour isoler l'effet de la saison.
👉 Classer la baisse. Vues seules, vues et actions, ou les trois indicateurs ensemble : la grille décrite plus haut indique de quel cas il s'agit.
👉 Vérifier la complétude de la fiche. Catégorie principale, horaires exceptionnels, services, photos récentes, menu : chaque champ vide est une occasion perdue sur les recherches de découverte.
👉 Regarder la fraîcheur des avis. Selon l'aide de Google, le nombre d'avis et les notes positives entrent dans la proéminence. Conseil de terrain, au-delà de ce que publie Google : un flux régulier d'avis récents paraît plus utile qu'une bonne note qui ne bouge plus.
👉 Contrôler les autres plateformes. Nom, adresse, horaires et menu identiques à ceux de la fiche Google.
Si vous voulez un point de départ rapide, Dokaa propose un audit gratuit de votre présence en ligne : une photo de la fiche, des avis et de la cohérence entre les principales plateformes, avec les leviers à traiter en premier.
Un restaurant qui remplit mal ses dîners de semaine commence par ce que cherche un client le soir : catégorie, photos de salle, horaires. Pour travailler la fiche elle-même, les leviers de la fiche sont détaillés un par un dans un guide dédié.
Les changements liés au Digital Markets Act sont réels, et Google les a décrits lui-même : des fonctions retirées pour les établissements locaux, un affichage de Google Maps modifié, de nouveaux formats en Europe. Ils rendent les statistiques de la fiche plus difficiles à lire, parce qu'une baisse des vues ne signifie plus forcément une baisse de clients.
La bonne nouvelle, c'est que les leviers qui comptent n'ont pas bougé. Une fiche complète, des avis récents et des informations identiques sur toutes les plateformes travaillent pour le restaurant quel que soit l'affichage, et leurs effets s'additionnent.
Dokaa accompagne les restaurateurs indépendants sur ces trois chantiers, de la diffusion des informations à la collecte d'avis. Pour une photo claire de l'existant avant de décider quoi corriger, l'audit gratuit donne un point de départ en quelques minutes, sans engagement.
Le Digital Markets Act a conduit Google à retirer en Europe des fonctions de la recherche qui aidaient à trouver des établissements locaux, et à modifier l'affichage de Google Maps dans les résultats. La fiche Google Business Profile reste en place, mais elle est présentée autrement dans certaines pages de résultats. Ses vues peuvent donc baisser sans que la demande change.
Une baisse des vues peut venir de l'affichage, de la saison ou d'un vrai recul de la demande. Comparer les recherches, les vues et les actions sur la même période de l'année précédente permet de trancher. Des vues en baisse avec des actions stables signalent surtout un effet d'affichage.
Les critères du classement local publiés par Google restent la pertinence, la distance et la proéminence. Le DMA a touché la présentation des résultats en Europe, pas ces critères publiés. Travailler la complétude de la fiche et les avis reste donc utile.
Regardez les actions de la fiche : appels, demandes d'itinéraire et visites du site. Si elles tiennent alors que les vues baissent, la demande est stable. Si les recherches et les actions reculent ensemble, la perte est réelle et mérite un examen de la fiche, des avis et de l'activité locale.
Oui, car les nouveaux formats de recherche lancés en Europe donnent de la place à des sites tiers comme les agrégateurs et les plateformes d'avis. Un client peut découvrir le restaurant par l'un d'eux. Des informations identiques partout évitent qu'il tombe sur des horaires ou un menu faux.